Bus · Saint-Usage
Le Bus Insolite
Saint-Usage, Côte-d’Or
Le bus, d’abord pour soi
La rentabilité c’est une chose, mais il y a une partie de magie qu’il faut entretenir.
Mikail Costu a trente-cinq ans. Il est à son compte. Il l’a toujours été. « J’ai jamais travaillé en tant que salarié — pour avoir une grande liberté de faire ce que j’aime. » Ça se traduit, par exemple, avec le bus. On est à Saint-Usage, en Côte-d’Or, sur une partie de terrain qu’il n’exploitait pas, à côté de son entrepôt.
Lui, il est plutôt orienté automobile : il répare des voitures, il en revend, il vend des pièces. À côté de ça, il se diversifie. Il avait créé d’autres commerces auparavant. Ce métier-là, l’hébergement, il l’a appris il y a deux ans. Il ne connaissait strictement rien.
L’idée est partie du terrain. Un entrepôt, beaucoup de terrain, une partie inexploitée — celle où l’on se trouve. Pourquoi pas créer quelque chose ? Ce n’était pas essentiellement dans le but de créer un Airbnb ou un logement insolite. C’était avant tout pour lui. Il voulait une sorte d’annexe, pour pouvoir accueillir ses amis, se détendre, jouer à la pétanque, faire des barbecues. Et en même temps : essayer de le mettre sur les plateformes. Si ça fonctionne, tant mieux. Si ça ne fonctionne pas, ce n’est pas grave, c’est pour moi. Il s’est avéré que ça fonctionne, pas trop mal. Les gens sont assez satisfaits de ce qu’il leur a proposé.
Il a une approche un peu particulière, dit-il, par rapport aux autres. Les gens vont avoir une idée, ils vont tout ficeler, ils vont mettre un budget. Lui, non. Rien de tout ça. « Je me suis dit : tiens, je vais acheter un bus. » Il hésitait entre différentes choses : un bus, une carlingue d’avion, ou une rame de train. Il a regardé les contraintes, notamment vis-à-vis du rapatriement. Le plus simple, c’était le bus. Il a trouvé un bus, il est allé le voir, il l’a acheté, on le lui a livré. Après, il a démonté les sièges, et petit à petit : tiens, je vais faire ça comme ça, comme ça, et ainsi de suite. C’est comme ça que le projet est né. Il n’avait rien de ficelé. Il avait une vision, mais elle n’était pas très claire. Elle s’est éclaircie au fur et à mesure qu’il avançait.
Ça fait deux ans qu’il l’exploite. Il y a mis à peu près trois ans. Si on résumait, on aurait pu dire qu’en un an il aurait pu le concevoir. Mais il y avait des contraintes, différentes contraintes. Il était aussi sur d’autres projets. Ce n’était pas une priorité.
La grosse contrainte, c’est l’aménagement. Un bus, ce n’est pas un car : sur un car, si on retire les sièges, on a une plateforme quasiment plate, toutes les libertés pour concevoir. Lui, il a dû faire avec les contraintes du bus. Les passages de roue. La partie soufflet : si on veut que le bus puisse encore se déplacer, il ne faut pas de choses rigides au niveau du soufflet, la partie qui bouge. Les passages de roue, ça, il ne peut pas les modifier. C’est pour ça qu’on retrouve la cuisine à l’avant, la banquette au milieu, et le lit à l’arrière. C’est ce qui a dessiné, petit à petit, l’aménagement.
Les gens sont satisfaits. L’agencement leur plaît beaucoup. Tant mieux, parce qu’il n’y a pas trop d’autres solutions. Il a appris énormément en faisant ce projet. Il ne savait pas faire. C’est pour ça aussi que ça lui a pris du temps : le temps de trouver certaines solutions, d’apprendre à faire certaines choses. Il y a eu des modifications au fur et à mesure, parce qu’il y avait des contraintes qu’il ne voyait pas, qu’il n’a pas vues sur le moment, et qui sont apparues ensuite.
Il est dans une sorte de niche, peut-être. Au final, c’est souvent un couple avec deux enfants. Pour que tout le monde soit content, il n’y a pas trop de choses similaires. On peut avoir un esprit love room qui plaît au couple, et la partie bus qui fait un peu rêver les enfants. Ça permet de plaire à tout le monde.
Personnellement, il n’est pas trop sociable. Il a tendance à être souvent seul. Il aime bien être seul. La partie exploitation, ce n’est pas ce qui lui plaît le plus. Il préfère créer. S’il se vend, tant mieux. S’il ne se vend pas, ce n’est pas grave, il continuera de l’exploiter. Mais ce serait dans le but de recréer d’autres thèmes, d’autres choses, d’autres projets. Il a déjà des idées — notamment après un voyage en Amazonie. Pour lui, c’était une réelle expérience. Il aimerait reproduire cette émotion, cette sensation, à travers peut-être quelque chose dans les nuits insolites, ou peut-être une expérience d’un autre type. Il ne sait pas encore. C’est comme pour le bus : il va commencer à démarrer le projet, ça va mûrir petit à petit.
Le conseil, déjà : il faut qu’il croie en son truc, et surtout qu’il ait des idées, qu’il soit très créatif face au problème, et qu’il le fasse avant tout pour lui. C’est le meilleur moyen, pour Mikail Costu, de faire quelque chose de bien. « La rentabilité c’est une chose, mais il y a une partie de magie qu’il faut entretenir. »
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J'ai jamais travaillé en tant que salarié. Euh tout ça bah pas pour vous avoir une grande liberté de bah de faire ce que j'aime. Euh je me suis dit tiens, je vais acheter un bus. J'hésitais entre différentes choses. Euh c'était ou un bus ou une carlingue d'avion ou une rame de train. Les gens sont satisfaits. Euh justement bah l'agencement leur plaît beaucoup. Tant mieux parce que bah il y a pas trop d'autres solutions. C'est vrai que bah je suis dans une sorte peut-être de niche parce que au final c'est souvent un couple avec deux enfants. La rentabilité c'est une chose mais il y a quand même une partie de magie qu'il faut quand même entretenir Je m'appelle Mikail Costu, j'ai 35 ans et je suis à mon compte. Je l'ai toujours été. J'ai jamais travaillé en tant que salarié. Euh tout ça, bah pour vous avoir une grande liberté de bah de faire ce que j'aime. Euh bah ça se traduit par exemple avec le bus. Donc moi ce que je fais, je suis plus orienté dans le secteur automobile, dans les voitures. Donc je répare des voitures, j'en revends, je vends des pièces, ce genre de choses-là. Et à côté de ça, ben je me diversifie. Euh bah j'ai pu créer ça. J'avais créé d'autres commerces auparavant. H gros, j'ai appris ce métier là, ça fait 2 ans maintenant, donc je connaissais strictement rien. Euh là, l'idée en fait, elle est partie bah en gros, j'ai un entrepôt avec beaucoup de terrain puis il y avait une partie que bah j'exploitais pas, celle où on se trouve et je me suis dit tiens, pourquoi pas créer quelque chose? Alors, c'était pas essentiellement dans le but de créer un Airbnb ou un logement insolite ou quoi. C'était avant tout pour moi. Je voulais créer en gros une sorte d'annexe euh pour pouvoir accueillir mes amis, pour pouvoir se détendre, jouer à la pétanque, faire des barbecue, tout ça. Et je me suis dit bah en même temps, je vais essayer de le mettre sur les plateformes et puis si ça fonctionne, tant mieux. Si ça fonctionne pas, c'est pas grave, c'est pour moi. Et puis bah, il s'est avéré que ça fonctionne quand même pas trop mal. euh les gens sont quand même euh assez satisfaits bah de de ce que je leur ai proposé quoi. Après moi j'ai je pense que j'ai une approche un peu particulière par rapport aux autres gens euh c'est que les gens vont avoir une idée, ils vont toute la ficeler, ils vont mettre un budget et tout ça. En fait moi non, je rien de tout ça. Je me suis dit tiens, je vais acheter un bus. J'hésitais entre différentes choses. C'était ou un bus ou une carlingue d'avion ou une rame de train. Après, j'ai regardé les contraintes qui pouvait y avoir notamment vis-à-vis du rapatriment. Le truc qui était le plus simple, bah c'était le bus. J'ai trouvé un bus, je suis allé le voir, je l'ai acheté, on me l'a livré. Après, j'ai démonté les sièges et petit à petit, je me suis tiens, je vais faire ça comme ça, comme ça et ainsi de suite. Et en fait, c'est comme ça que le projet est né. J'ai j'avais j'avais rien de ficelé. J'avais une vision mais elle était pas très claire en fait. Elle s'est éclaircie au fur et à mesure que j'avançais dans le projet. Là, ça fait 2 ans que je l'exploite et là j'ai mis à peu près 3 ans. Euh mais si on résumait, on aurait pu dire en 1 an, j'aurais pu le concevoir le plus souvent. Mais après, il y avait des contraintes, il y avait différentes contraintes. J'étais aussi également sur d'autres projets. C'était pas une priorité pour moi. Euh la grosse contrainte, ça a été ben l'aménagement évidemment parce que un bus c'est quand même différent d'un quart parce que en gros un/ si on retire les sièges, on a une plateforme quasiment plate dedans. Donc on a toutes les libertés pour concevoir bah son aménagement. Euh moi là, j'ai dû faire avec les contraintes du bus, par exemple, les passages de roue, la partie soufflet où là on a des contraintes. Si je veux que le bus puisse se déplacer, euh il faut pas de choses rigides au niveau du soufflet, la partie où qui bouge quoi. Pareil au niveau des passages de roue, ça c'est quelque chose que je peux pas modifier. Donc c'est pour ça qu'on retrouve la cuisine à l'avant, la banquette au milieu et le lit à l'arrière. Voilà, c'est ce qui a dessiné petit à petit l'aménagement. les gens sont satisfaits euh justement bah l'agencement leur plaît beaucoup. Tant mieux parce que bah il y a pas trop d'autres solutions. Euh voilà ce que je peux dire. Après, j'ai appris énormément euh bah en faisant ce projet, je savais pas faire quoi. C'est pour ça aussi que ça m'a pris du temps. C'était le temps de trouver certaines solutions, d'apprendre à faire certaines choses que je savais pas forcément faire. Euh et après voilà aussi il y a eu des modifications qui sont venues au fur et à mesure euh parce qu'il y a des contraintes que je voyais pas euh que j'ai pas vu sur le moment et qui sont apparus au fur et à mesure. Bah je suis dans une sorte peut-être de niche parce que au final c'est souvent un couple avec deux enfants et c'est vrai que pour que tout le monde soit content, il y a pas trop de de choses similaires. Là, on peut avoir un esprit love room qui va plaire au couple et il y a la partie bus qui qui va faire un peu rêver les enfants. Donc ça permet de plaire à tout le monde, on va dire. Personnellement, je suis pas trop sociable. Je j'ai tendance à être souvent seul. J'aime bien être seul. Et donc la partie exploitation, c'est pas ce qui me plaît plus. Moi, je préfère justement créer. Et bah, en fait, j'aimerais bien voilà, s'il se vend, tant mieux. Si se vend pas, c'est pas grave, je continuerai de l'exploiter. Mais ça serait dans le but de recréer d'autres thèmes, d'autres choses, d'autres projets. J'ai déjà des idées euh bah notamment après un voyage en Amazonie en fait pour moi c'était une réelle expérience et j'aimerais bien reproduire une sorte enfin retrouver cette émotion, cette sensation que j'ai pu vivre là-bas à travers peut-être quelque chose dans les nuits insolites, mais peut-être aussi une expérience d'un autre type. Je sais pas encore. C'est comme pour le bus, je vais commencer à démarrer le projet, il va murrir petit à bon déjà faut qu'il croit en son truc et surtout faut qu'il ait des idées, qu' soit très créatif face au problème et qu'il le fasse avant tout pour lui. Et c'est le meilleur moyen pour moi de faire quelque chose de bien. Voilà, la rentabilité c'est une chose mais il y a quand même une partie de magie qu'il faut quand même entretenir je trouve. Et si vous voulez retrouver ce bus et découvrir l'univers de Mikail, il est disponible à la location sur notre plateforme logement-atypique.fr et à bientôt pour de nouveaux